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La prévalence du trouble bipolaire est équivalente chez les femmes et les hommes et uniforme dans les différentes ethnies- 1 à 2% de la population est atteinte. Des personnages historiques comme Abraham Lincoln, Théodore Roosevelt et Winston Churchill ont souffert d'épisodes de manie puis de périodes de dépression. Plus près de nous, Gaston L'Heureux et Guy Latraverse ont affirmé être atteints de trouble bipolaire.
50% des personnes atteintes comptent dans leur parenté au moins une personne souffrant de trouble de l'humeur
le risque de développer un trouble bipolaire est de:
20 à 25% avec un parent bipolaire;
50 à 75% avec deux parents bipolaires;
40 à 70% avec un jumeau identique bipolaire.
Le stress ne cause pas le trouble bipolaire comme tel. Il est toutefois admis que les stresseurs psychosociaux agissent comme facteurs déclencheurs d'un épisode maniaque ou dépressif chez une personne génétiquement prédisposée. Ceci est particulièrement vrai lors des premiers épisodes que vit la personne. De cette notion découle l'importance de porter une attention particulière aux stresseurs et à la gestion du stress dans le contrôle du trouble bipolaire.
classiquement, il s'agit d'un adulte qui expérimente son premier épisode, à 30 ans (âge moyen d'apparition)-, cette personne aura en moyenne dix épisodes au cours de sa vie et la durée de l'accalmie entre les épisodes raccourcira au cours des cinq premiers pour se stabiliser par la suite;
une personne âgée éprouvera rarement un premier accès sans en avoir jamais eu dans sa vie auparavant-, si c'est le cas le risque est très élevé qu'il soit provoqué par un problème médical ou un médicament
le trouble bipolaire apparaît tout de même assez souvent chez les adolescents; il peut
être mal reconnu et mis sur le compte des changements normaux à cet âge puisque l'adolescent présente surtout les formes suivantes- le trouble mixte (où les deux pôles de l'humeur sont présents dans le même 24 heures) et les cycles rapides (plusieurs changements d'état au cours d'une même année).
En voici quelques indices:
chez plusieurs personnes vivant avec le trouble bipolaire, il est possible de repérer, dans leur vie précédant le premier épisode, ce qu'on appelle un "tempérament cyclothymique". Il s'agit de fluctuations de l'humeur, du sommeil, de la productivité et des interactions sociales au-delà des variations dites normales, sans atteindre l'intensité des différents troubles décrits précédemment;
l'enfant hyperactif, dont les périodes d'hyperactivité sont entrecoupées de périodes ou son état redevient à peu près normal, aurait un risque accru de développer ultérieurement un trouble bipolaire.
Malheureusement, il n'y a qu'une faible proportion des gens souffrant de trouble de l'humeur (toutes les formes de dépression et de trouble bipolaire) qui vont chercher de l'aide.
Encore aujourd'hui la majorité des gens vivant avec le
trouble bipolaire tardent à consulter un médecin formé
au diagnostic de ce problème et pouvant les traiter de
façon approprier. Ceci peut être dû au désir de "s'en
occuper soi-même", à un manque de connaissance et de
compréhension de ce qui se passe à l'intérieur de la
personne. ou aux tabous persistants au sujet des
maladies mentales qui génèrent la gêne et la honte?
Ces retards à consulter et à bénéficier d'un traitement
peuvent conduire à des altérations prolongées du
fonctionnement de la personne atteinte du trouble
bipolaire et de ses relations inter-personnelles. Les
proches de la personne en sont affectés et sont souvent
les premiers à réclamer de l'aide.
(Source : http://www.clscsherbrooke.qc.ca/sante_mentale/me_bipolaire2.html)
Kit Graphique : Tcheval